ÜGLY
Figure de racine en marche, crête torsadée et pierre pâle encastrée dans le torse, fond blanc de studio, œuvre de Robert Bibeau

Sans titre

Une racine d'environ cinquante-huit centimètres, dressée sur sa base élargie, dont le bois brun-roux s'enroule en torsion serpentine. Les nœuds et les cavités ouvertes par l'érosion restent en place ; dans deux d'entre elles, au tiers supérieur, des pierres brutes sont encastrées, le minéral pris dans le creux du bois mort. La base s'ouvre en arche sur deux appuis, comme des membres tendus ; vers la droite, des protubérances évoquent un museau sans jamais se résoudre en figure. La pièce hésite entre la souche et la bête, et c'est cette hésitation qui tient l'œil.

Sculpture en bois trouvé dont la racine torsadée se dresse en S, deux pierres claires calées dans ses creux, posée sur une surface blanche, fond neutre.
Vue rapprochée de la partie haute de la sculpture, deux pierres beiges anguleuses coincées dans les creux du bois trouvé noueux, fond blanc.
Vue de trois quarts de la sculpture en bois trouvé, deux longues racines étirées sur un socle blanc dont le coin apparaît, pierres pâles calées dans les creux du bois.
Vue de face du bois trouvé dressé, cime divisée en deux branches, une pierre plate contre une cavité sombre et une pierre triangulaire beige calée plus bas, fond blanc.
Sculpture en bois trouvé posée sur un socle blanc, deux longues racines étendues sur le plateau, deux pierres claires coincées dans les creux du bois, fond blanc.
Sans titre
Vue studio, fond blanc.
Pistes de lecture

La verticalité rituelle réduite à l'essentiel matériel : la torsion accidentelle de la racine devient signature, la cavité fortuite devient logement pour la pierre. Le geste consiste à reconnaître, puis à retirer ce qui masque.